Le REÉR : l'abri
fiscal par excellence!
Vous savez sans doute déjà que le REÉR est
l'abri fiscal par excellence, le premier élément
d'une bonne planification financière. Mais savez-vous à
quel point le REÉR est avantageux?
Les principaux avantages du REÉR
sont l'économie d'impôt réalisée durant
l'année de la cotisation et la croissance du capital à
l'abri de l'impôt, ce qui permet une croissance très
rapide. Ce n'est que lorsque vous déciderez de retirer
les montants épargnés que vous devrez en remettre
une partie aux divers paliers de gouvernement, à un taux
d'imposition généralement moindre. Puisque, pour
la plupart d'entre nous, l'impôt constitue la plus grande
dépense de notre vie, le REÉR comprend des avantages
non négligeables dont il vaut la peine de profiter au maximum.
À quelles économies d'impôt puis-je m'attendre?
L'importance de la contribution de l'État à votre
épargne est fonction de votre niveau de revenu imposable
et, bien sûr, de votre propre cotisation. Comme les taux
d'imposition sont progressifs, plus votre revenu imposable est
élevé, plus la contribution des gouvernements à
votre épargne sera élevée.
Quel montant puis-je verser à mon REÉR?
Pour l'année 2001, vous pouvez verser à votre REÉR
un montant équivalent à 18 p. 100 de votre revenu
gagné en 2000, jusqu'à concurrence de 13 500 $.
Si vous participez au régime de retraite agréé
de votre employeur, à l'instar des membres des FC, on retranchera
le facteur d'équivalence (FE) qui figure sur votre feuillet
T4 pour l'année 2000 de votre cotisation maximale permise.
Si vous n'avez pas utilisé tous vos droits de cotisation
depuis 1991, vous pourrez le faire cette année ou une autre
année puisque les cotisations permises et non utilisées
peuvent être reportées d'une année à
l'autre.
Vous pouvez effectuer une cotisation excédentaire permise
de 2 000 $ à votre REÉR. Ce faisant, vous profiterez
des revenus de placement complémentaires qui seront générés
à l'abri de l'impôt. Plus tôt vous effectuerez
cette cotisation supplémentaire, plus cette stratégie
se révélera efficace pour vous. Discutez-en avec
votre planificateur financier afin de vous assurer que cette stratégie
convient à votre situation financière.
Quand devrais-je cotiser?
Commencez à cotiser le plus jeune possible, soit dès
que vous touchez des revenus gagnés. Vous pouvez cotiser
périodiquement tout au long de l'année et, même
si les sommes que vous investissez sont modestes, si vous le faites
pendant trente ou quarante ans, le montant que vous en retirerez
au moment de la retraite sera impressionnant. Pour l'année
2001, vous avez jusqu'au 1er mars 2002 inclusivement pour cotiser
à votre REÉR. Il est toutefois préférable
de prendre l'habitude, si vous avez des fonds disponibles, de
cotiser en début d'année afin de réaliser
la plus forte proportion de vos revenus de placement dans le régime
où ils sont affranchis de tout impôt. En appliquant
ces quelques règles, vous ajouterez ainsi une valeur substantielle
à votre régime enregistré d'épargne
retraite.
De quelle façon devrais-je investir les sommes versées
à mon REÉR?
Vous devez vous assurer d'avoir un portefeuille de placements
diversifié, car une bonne diversification permet de maximiser
le rendement de votre portefeuille tout en minimisant les risques.
Un portefeuille diversifié comporte normalement trois catégories
de titres : les liquidités (p. ex. : bons du Trésor
et acceptations bancaires), les titres à revenus fixes
(p. ex. : CPG et obligations) et les titres de croissance (p.
ex. : actions canadiennes et internationales). Vous pouvez acheter
ces titres directement ou investir par l'entremise des fonds de
placement. Il est à noter que le gouvernement fédéral
a fixé à 30 p. 100 la portion des titres étrangers
que vous pouvez détenir dans chacun de vos comptes REÉR.
La proportion de chacune des catégories de titres à
l'intérieur de votre portefeuille doit être déterminée
en fonction de votre profil d'investisseur. Votre planificateur
financier peut vous aider à établir votre profil
au moyen d'un questionnaire conçu à cet effet et
vous conseiller en vue de faire des choix judicieux en matière
de placement.
Y a-t-il des avantages à cotiser à un REÉR
au nom de mon conjoint?
Oui. Si vous prévoyez que les revenus de retraite de votre
conjoint seront inférieurs aux vôtres, vous devriez
songer à diriger vos cotisations au REÉR de votre
conjoint. Au moment du retrait des fonds, ceux-ci seront ainsi
imposés en fonction du revenu du conjoint ayant le revenu
le moins élevé, et vous réaliserez une économie
d'impôt substantielle.
La bonne nouvelle est qu'en tant que cotisant vous profitez quand
même de la déduction fiscale, et ce, même si
les sommes épargnées sont enregistrées au
nom de votre conjoint. De plus, cela ne touche aucunement la cotisation
de votre conjoint à son propre REÉR.
Ceux parmi vous qui se trouveront dans la situation où
les revenus seront inégalement répartis à
la retraite, et qui n'auront pas su adéquatement planifier,
seront imposés à un taux inutilement plus élevé.
Comment y remédier? C'est ce dont notre prochain article
qui paraîtra en février traitera, en plus des circonstances
où il est avantageux d'emprunter pour cotiser au REÉR.
Écrit par : Renée Trépanier, CFP
Éducatrice en gestion des finances personnelles
Services financiers du RARM, Ottawa