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Quelques conseils judicieux pour profiter de votre REÉR au maximum!

 

Avec toute l'information circulant sur les régimes enregistrés d'épargne-retraite (REÉR) depuis quelques années, vous êtes probablement presque tous convaincus des avantages de ce régime de retraite qui permet de retarder l'imposition des revenus et de profiter de la magie du rendement composé, à l'abri de l'impôt. Mais à quelques jours de la date limite (1er mars prochain) pour cotiser au REÉR de l'année financière 2001, voici quelques conseils fiscaux et financiers qui vous permettront de faire fructifier vos épargnes au maximum.

1. Pourquoi donner au gouvernement ce que l'on peut donner au conjoint?

Il existe des façons simples et efficaces d'économiser de l'impôt si vous vivez en couple : cotisez au REÉR de votre conjoint et payez vos dépenses courantes tout en économisant de l'impôt. En effet, une façon facile d'économiser de l'impôt est de favoriser l'épargne non enregistrée du conjoint ayant les revenus les plus faibles. Les revenus générés par les placements seront ainsi imposés à un taux moindre.

En cotisant au REÉR de votre conjoint, en plus de profiter du crédit d'impôt immédiat résultant de la cotisation, vous fractionnez le revenu familial à la retraite, ce qui vous donne l'avantage de :

• Réduire la charge fiscale (deux revenus de 30 000 $ sont préférables à un seul de 60 000 $);

• Maximiser certains crédits d'impôt, comme le crédit d'impôt sur les revenus de pension;

• Conserver la pleine pension de la Sécurité de la vieillesse versée par le gouvernement fédéral.

En tant que couple, vous pouvez retirer de nombreux avantages fiscaux en utilisant cette technique de fractionnement du revenu. Le principe est simple à appliquer : vous avez le droit de cotiser à votre propre REÉR ou à un REÉR au profit de votre conjoint. Le total de vos cotisations ne doit cependant pas excéder la limite permise. De plus, cela ne touche aucunement la limite permise des cotisations que votre conjoint peut faire à son propre REÉR.

Il est important de noter que si une cotisation versée au nom du conjoint est retirée au cours des deux années civiles suivant l'année de la cotisation, c'est la personne l'ayant effectuée (le cotisant) qui devra payer l'impôt sur le retrait. Après cette période, c'est le rentier (le conjoint au nom duquel le REÉR est enregistré) qui devra payer cette somme. Ainsi, si vous prévoyez un retrait à court terme, cotisez au REÉR de votre conjoint immédiatement avant le 31 décembre plutôt qu'avant le 1er mars de l'année suivante.

En conclusion, le fractionnement du revenu se planifie et se fait non pas à la retraite, car à ce moment il est déjà trop tard, mais bien avant la retraite. Plus tôt vous appliquerez les quelques techniques susmentionnées, plus payantes elles s'avèreront pour vous. Mais avant d'opter pour ces solutions, il est important, qu'avec votre planificateur financier, vous évaluiez les revenus prévus de chacun des conjoints au moment de la retraite.

2. Pourquoi remettre à plus tard ce que l'on peut faire maintenant en empruntant pour cotiser au REÉR?

Lorsqu'il est question de cotiser à un REÉR, le temps c'est de l'argent! Alors, même si vous pouvez reporter vos cotisations inutilisées sur une période indéfinie, vous auriez avantage à effectuer la cotisation maximale à votre REÉR le plus tôt possible, pour bénéficier de l'effet combiné du temps et du revenu composé à l'abri de l'impôt. Alors, si vous ne disposez pas de l'argent nécessaire pour cotiser au maximum, il serait peut-être bon d'emprunter.

Dans la majorité des cas, le coût à long terme de la " cotisation non versée ", soit la perte du revenu composé qui aurait été généré par cette cotisation, sera supérieur au coût de l'emprunt effectué, pourvu que cet emprunt soit remboursé rapidement, généralement en moins d'un an. Donc, une fois que vous aurez emprunté pour cotiser à votre REÉR, votre but devrait être de rembourser le prêt au plus vite. Une façon simple d'y parvenir est d'appliquer votre remboursement d'impôt à l'acquittement du prêt, écourtant ainsi la période de remboursement.

Une fois le prêt remboursé, nous vous conseillons de continuer à verser le montant du paiement dans un compte d'épargnes REÉR, ce qui diminuera la somme que vous devrez emprunter l'année suivante pour effectuer votre cotisation. Il est bon de savoir que, contrairement à l'intérêt payable sur un prêt pour fin d'investissements, l'intérêt payable sur un prêt destiné à une cotisation à un REÉR n'est pas déductible d'impôt.

Même s'il est vrai qu'il est préférable de maximiser vos cotisations à un REÉR, il se peut qu'un emprunt ne soit pas la solution la plus rentable. Nous vous recommandons donc de consulter un planificateur financier pour vous assurer d'agir judicieusement.

Le REÉR constitue vraiment un outil puissant de gestion financière qui peut vous permettre non seulement d'atteindre l'autonomie financière à la retraite, mais aussi, d'acheter votre première propriété grâce au Régime d'accession à la propriété (RAP) ou de retourner aux études à plein temps grâce au Régime d'encouragement à l'éducation permanente (REÉP). Ces deux régimes vous permettent de retirer des fonds de votre REÉR sans incidence fiscale, dans la mesure où les règles régissant ces régimes sont suivies. Nous vous encourageons à communiquer avec votre planificateur financier pour obtenir plus de détails.

Écrit par : Renée Trépanier, CFP
Éducatrice en gestion des finances personnelles
Les Services financiers du RARM, Ottawa


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 Information juridique

Mis à jour le : 11 janvier 2006