C'est la saison des REER...
En
janvier et en février, bien des Canadiens et Canadiennes
cotisent à un régime enregistré d'épargne-retraite
(REER). Durant les 60 premiers jours de chaque année, nous
pouvons compléter nos cotisations, emprunter de l'argent
pour y cotiser si nous ne l'avons pas encore fait, ou commencer
un nouveau programme de cotisation. Vous pouvez présenter
toutes les cotisations que vous avez faites jusqu'au 3 mars 2003
sur votre déclaration de revenus de 2002 ou 2003.
1. N'attendez pas à la dernière
minute
Vous travaillez dur douze mois par année pour gagner votre
argent. N'attendez pas au mois de février pour choisir
vos options de placement. C'est plus facile de placer de petites
sommes à la fois. Tentez de prendre des décisions
de placement durant toute l'année, alors que vous avez
plus de temps pour y réfléchir. Vous éviterez
ainsi la course aux REER en février.
2. Combien cotiser?
Lorsqu'il s'agit de cotiser à un REER, le temps c'est
de l'argent! Or, puisque nous pouvons reporter indéfiniment
les déductions inutilisées, certains d'entre nous
en avons accumulées beaucoup. Décidez combien vous
désirez cotiser à votre REER pour 2002 et combien
vous aimeriez y cotiser en 2003. Soyez raisonnables, ne placez
pas toutes vos liquidités excédentaires et n'empruntez
pas trop au moyen d'un prêt REER. Une telle démarche
pourrait vous causer des ennuis financiers et nuire à vos
projets de cotisation futurs.
Si vous ne disposez pas de liquidités excédentaires
et que vous ne voulez pas emprunter, il est préférable
de mettre l'accent sur l'année qui vient et de commencer
à cotiser mensuellement à un REER. Vous aurez ainsi
une longueur d'avance l'an prochain à la même époque.
3. À quel REER cotiser?
En général, le REER sert à faire des économies
qui constitueront une source de revenu au moment de la retraite.
Si vous avez un régime de pension et que votre conjoint
n'en a pas, vous pourriez cotiser à un REER de conjoint.
Ces cotisations sont déduites du revenu du cotisant, mais
elles permettent au conjoint n'ayant pas de régime de pension
de disposer d'un revenu de retraite.
4. Déterminez votre tolérance aux
risques et votre choix de placement en fait de REER
Pour réussir vos placements, vous devez comprendre vos
objectifs et votre tolérance aux risques. Les bons conseils
peuvent être très rentables. Laissez les planificateurs
financiers vous aider à déterminer votre tolérance
aux risques et le mode de placement qui vous convient.
Écrit par Phil Marcus, CFP
Gestionnaire national de la planification financière
Services financiers du RARM, Ottawa